Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /Sep /2010 18:09

 


trombones Comme pour toutes les professions, il y a de bonnes raisons de vouloir l’exercer, mais il y en a aussi de mauvaises.


 

1. C’est facile

Eh oui, tout le monde sait écrire ! Aujourd’hui, il n'y a plus – en tout cas en France – de vrais analphabètes. Mais entre savoir tenir un stylo – ou même taper sur un clavier – et être capable de fournir un écrit à la qualité orthographique et typographique irréprochable, il y a... un monde !

 

2. C’est à la mode

Le nombre d’écrivains publics est effectivement en constante augmentation et le métier est de plus en plus souvent évoqué dans les media. Mais le pratiquer demande un réel investissement – en énergie, car les investissements matériels ou financiers sont limités – et de la ténacité. Rien à voir avec un effet de mode ! 

 

3. Je suis au chômage

Lorsqu’on se retrouve sans travail – d’autant plus si cela dure longtemps – on peut être tenté de créer son propre emploi. À n’importe quel prix. Et dans l’urgence. Parce qu’on a besoin d’argent. Alors, écrivain public, pourquoi pas ? La mise de fonds initiale est minime ; cela peut paraître une bonne idée. Sauf qu’il ne faut pas espérer pouvoir en vivre rapidement : on a coutume de dire dans la profession qu’il faut l’exercer trois ans avant d’arriver à dégager l’équivalent d’un SMIC de son activité.

 

4. Je n’arrive pas à me faire éditer

Dans « écrivain public », il y a « écrivain ». Un métier qui fait souvent rêver et auquel on a pu aspirer pendant de nombreuses années, envoyant – sans succès – des dizaines de manuscrits aux éditeurs de tous poils. Mais devenir écrivain public par défaut – pour ne pas dire par dépit – ne peut que vous amener à plus de déception.

 

5. Je veux travailler à domicile

Certes, de nombreux écrivains publics sont installés chez eux, mais ils sont loin de travailler tout le temps à domicile. La plupart des clients – en tous cas, les miens – préfèrent en effet que l'on se déplace chez eux. Plus confidentiel, plus facile pour eux, moins déstabilisant... Il n'est donc pas rare de passer une journée entière hors de chez soi.

 

 

De manière générale, il me semble que ces raisons sont mauvaises parce qu’elles se focalisent sur les désirs ou les besoins d’une seule personne – celle qui envisage de devenir écrivain public – alors que pour faire ce métier, il faut d’abord s’intéresser aux autres. Qu’en pensez-vous ?

 

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Par Florence - Publié dans : Réflexions
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